11 octobre 2024
par
Martine Dupont
Ils étaient 850. Les étudiants en sciences politiques et sociales du professeur Carl Devos, venus écouter la leçon inaugurale de Georges-Louis Bouchez à l'Université de Gand. Le président du MR leur a expliqué comment le MR est devenu un véritable parti populaire atteignant 30 %.
Georges-Louis Bouchez n'avait pas encore prononcé ses remerciements introductifs en néerlandais qu'il était déjà interrompu par les protestations des manifestants de gauche anti-israéliens, venus occuper le podium. À leur grande surprise, il leur a donné son micro pour qu'ils puissent exprimer leur point de vue. Il leur a ensuite répondu en expliquant sa position équilibrée sur le conflit entre Israël et les organisations terroristes du Hamas et du Hezbollah, affirmant que chaque victime civile est une victime de trop, selon lui.
Importer le conflit du Moyen-Orient dans notre pays est une stratégie désormais bien connue des partis de gauche pour éviter de parler de leurs politiques désastreuses à Bruxelles et dans d'autres grandes villes, tout en tentant de recueillir des voix auprès de ce qu'ils considèrent comme des « communautés ». C'est ce qu'on appelle le « communautarisme », où la gauche divise les gens en groupes et les contraint constamment à accepter des soi-disant « accommodements raisonnables » pour des raisons religieuses : le port du voile derrière un guichet, l'abattage sans étourdissement des animaux, des heures de baignade séparées pour les femmes dans les piscines publiques ou des repas adaptés dans les écoles. Les libéraux ne veulent pas de cela. Ils considèrent les individus comme des personnes libres de vivre, de penser, de choisir et de réussir, indépendamment de leur origine ou de leur religion.
Au cours de l'heure qui a suivi, le président du MR a évoqué la neutralité de l'État, un principe selon lequel les convictions religieuses n'ont pas leur place dans le fonctionnement neutre de l’État et de ses fonctionnaires. Il a réitéré son plaidoyer en faveur de l'emploi, afin que les citoyens puissent prendre leur avenir en main et que les recettes de l'État augmentent pour plus de prospérité. En réduisant les impôts et en augmentant les salaires nets, Georges-Louis Bouchez souhaite mieux récompenser les personnes qui travaillent. La Belgique est le pays où les impôts sont les plus élevés au monde. Et en ce qui concerne l'impôt sur le capital, notre pays se situe également dans le trio de tête en Europe. Dans la prochaine réforme fiscale, nous n'avons donc pas besoin d'un tax shift, mais d'une véritable réduction d'impôts (tax cut). Plus personne ne devrait remettre à l'État plus de 50 % de son revenu du travail.