24 janvier 2025
par
Martine Dupont
Ce 24 janvier, c'est la Journée internationale de l’éducation. L’occasion pour Valérie Glatigny, ministre de l’Education de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de revenir sur ses priorités, dont le renforcement des apprentissages de base.
En 2020, la Belgique a investi 6% de son PIB dans l’enseignement : 28% dans le fondamental, 45% dans le secondaire et 26% dans le supérieur. En moyenne, ces dépenses correspondent au financement de chaque élève/étudiant (tous niveaux d'enseignement confondus), à hauteur de 15.279 €/an. C’est plus élevé que la moyenne de l’OCDE qui est de 11.762 €/an. La Belgique fait donc partie du peloton de tête des pays et/ou régions qui investissent le plus dans leur enseignement.
Malgré ces investissements importants et le dévouement de nos enseignants, les élèves francophones sont à la traîne dans les études internationales qui comparent leurs acquis dans différentes disciplines. Qu’il s’agisse de TIMSS (sciences et mathématiques), PISA (mathématiques, sciences et lecture) ou encore PIRLS (lecture), les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles n’ont pas de bons résultats.
Un constat à considérer comme un signal d’alarme, qui exige une réaction sans tarder. « Cela doit nous conforter dans la nécessité de focaliser tous nos efforts sur les apprentissages de base et, entre autres initiatives, d’instaurer le test CLÉ pour évaluer les compétences acquises en 3e primaire afin de détecter le plus tôt possible les éventuelles difficultés des élèves, mais aussi conforter les élèves qui ont acquis les compétences nécessaires. L’objectif est de permettre aux enseignants de mettre en place un accompagnement personnalisé pour éviter que ces difficultés ne s’aggravent » explique Valérie Glatigny.